Savez-vous quelles sont les principales étapes de transformation de la canne à sucre pour fabriquer du rhum ? Car il ne suffit pas de récolter la canne pour obtenir du rhum. Depuis les champs jusqu’à la mise en bouteille, on vous explique tout !
A La Réunion, une grande partie de champs est encore récoltée manuellement. Armés d’un sabre, les planteurs coupent les tiges, une par une, les débarrassant de leurs feuilles, aussi appelées « paille canne ».
Rassemblées dans une remorque, les cannes partent ensuite au centre de réception où les chargements sont pesés : la richesse en sucre est alors évaluée. Ce n’est qu’après ces vérifications que les cannes sont livrées à l’usine sucrière où elles sont broyées pour obtenir le jus de cannes. C’est ce jus qui donnera le sucre après plusieurs opérations de cristallisation.
A l’issue de cette première transformation, on obtient plusieurs co-produits importants pour la filière : la mélasse qui servira de matière première pour la distillation du rhum traditionnel de sucrerie ; la bagasse qui servira de combustible pour la production d’énergie.
Arrivée à la distillerie, la mélasse est d’abord mise en fermentation dans d’immenses cuves durant plusieurs heures avec des levures. C’est la transformation de la mélasse en vin de cannes. Ce vin est ensuite distillé dans un alambic ou dans une colonne à distiller. C’est à l’issue de ce processus que l’on obtient du rhum blanc traditionnel de sucrerie.
Le rhum blanc peut être mis à reposer dans des cuves ou dans des foudres pour une première étape de vieillissement : c’est la naissance du rhum brun. Pour obtenir le fameux rhum vieux, il faudra que le rhum vieillisse plusieurs années dans un fût en bois de chêne dans le calme d’un chai.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.